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mercredi 30 avril 2014

L’autre moi…

Avez-vous déjà eu le sentiment d’être une autre personne? C’est ce que j’ai ressenti lors de mon premier voyage à l’extérieur du pays. En fait, je crois que j’ai laissé toute la place à la vraie M-J.
Pour la première fois de ma vie, j’ai réussi à décrocher complètement durant une semaine; à ne penser à rien, à vivre le moment présent.
Exit la routine, la préparation des lunchs, les « à ne pas oublier » inscrits sur des bouts de papier! Bienvenue aux journées de détente, aux soirées amusantes et aux petits moments passés avec mon amoureux!
Ces sept jours m’ont fait réaliser à quel point il est important de faire confiance et de profiter de la vie, mais surtout que tout est une question d’attitude. Je vous l’ai sans doute déjà dit : je manque de confiance en moi. Eh bien, ce voyage a « boosté » mon estime. On m’a souvent fait des compliments et j’ai compris pourquoi. Parce que je dégageais un sentiment de bien-être et parce que je souriais plus souvent.
Mon chum a raison : « tout se passe entre les deux oreilles ».
Dans mon dernier billet, je mentionnais que je devais faire des choix, que je profiterais de mon voyage pour réfléchir. Eh bien, je vous annonce que je n’ai pas réfléchi. Pour le moment, je suis encore sur mon nuage… et j’avoue sincèrement que j’aimerais y rester. Si je réussis, peut-être que tout me paraîtra plus facile, que les choix se feront d’eux-mêmes sans que j’aie à trop y penser. C’est ce que je me souhaite d’ailleurs… Et si nous gardions nos lunettes roses pour une fois? Qu’en pensez-vous?
M-J

 

jeudi 19 décembre 2013

Le jour où j’ai vraiment eu peur de mourir…

Avez-vous peur de la mort? Moi, oui, mais je ne réalisais pas à quel point jusqu’à ce que j’y sois confrontée. Lorsque j’étais enfant, il m’arrivait souvent d’y penser. Je me rappelle même que cela m’angoissait. Je tentais alors de me changer les idées.

Quand j’ai donné naissance à mon troisième enfant, j’aurais pu mourir. C’est à ce moment que j’ai réalisé que la vie ne tenait parfois qu’à un fil, qu’en l’espace d’un moment, tout pouvait basculer. Quatre ans et demi se sont écoulés depuis. Toutefois, je repense souvent au 20 mai 2009, à ce jour où j’ai donné la vie, mais qui a failli reprendre la mienne. Je vous raconterai les détails dans un prochain billet. En attendant, je vous laisse sur un petit mot que j’avais écrit à ma fille pour son premier anniversaire et qui relate un peu cette histoire.

M-J

Déjà 1 an…

Je me rappellerai toujours du 20 mai 2009. Tu as choisi de faire ton entrée dans le monde trois semaines avant la date prévue. Je suis certaine que tu as senti que quelque chose n’allait pas. En naissant cette journée-là, tu sauvais ta vie mais aussi la mienne. Toi, un si petit être pouvait déjà accomplir une si grande chose…

Les heures suivant ta naissance ont été difficiles. Je n’ai pas pu te serrer dans mes bras, te regarder dormir, te nourrir… Malgré cela, je ne cessais de penser à toi et de te parler dans ma tête. Je te racontais déjà mille et une choses sur ma vie et sur celle de ta nouvelle famille. J’ai regardé maintes et maintes fois la photo que ton papa m’avait apportée. Je rêvais au moment où nous allions enfin nous retrouver.

Quand ce moment est arrivé, j’ai senti mon cœur se serrer. Tu me semblais si fragile avec tous ces fils branchés sur ton corps minuscule. Je t’ai pris dans mes bras et j’ai senti une grande joie m’envahir. J’étais bien et je sentais que tu étais bien toi aussi.

À partir de cet instant, j’ai compris tout l’amour que peut contenir le cœur d’une mère et surtout que cet amour se multiplie sans cesse avec la venue d’un nouvel enfant. Déjà un an… J’aurais tellement voulu que le temps s’arrête par moment. J’ai l’impression de ne pas avoir assez profité de toutes tes premières fois, ces premières fois qui ne se répéteront plus puisque tu es le dernier bébé de la famille…

Je veux que tu saches que j’adore t’entendre rire, te voir te trémousser au son de la musique, te régaler en mangeant tes repas… et que j’ai hâte de découvrir toutes les nouvelles choses que tu apprendras. Je serai là, aux premières loges, pour t’applaudir, toi, ma petite fille adorée.

Bon premier anniversaire mon trésor!

Ta maman qui t’aime xxxxxxxxxxxxx

dimanche 15 décembre 2013

La fête de ma grande

Ma grande fille a eu 10 ans vendredi. Déjà… Le temps passe si vite. Bientôt, elle entrera dans le monde de l’adolescence. Il me semble que j’aurais tellement de choses à lui dire. J’espère trouver les bons mots, les bons moments pour lui parler et, surtout, qu’elle voudra m’écouter. Je sais qu’elle aura à faire des choix, qu’elle ne saura plus où elle en est parfois. Je me doute bien aussi qu’elle n’osera pas toujours se confier de peur de se sentir jugée. J’espère de tout cœur qu’elle trouvera une oreille attentive, une amie pour la réconforter et sur qui elle peut compter. C’est tellement important l’amitié surtout à ce moment de sa vie. Pour le moment, elle semble plutôt bien entourée.
À son premier anniversaire, je lui avais écrit un petit mot que je partage avec vous aujourd’hui. Cela me rappelle de bons souvenirs…
M-J
 
Déjà un an
Que le temps passe vite…
Ta première année m’a fait vivre les plus beaux moments de ma vie. On ne pouvait m’offrir de plus beau cadeau. Te donner la vie a été sans contredit ma plus grande réussite.
Du petit être fragile que tu étais, tu es devenue une enfant enjouée, dynamique et coquine parfois.
Les mois ont passé et je t’ai vue accomplir tant de choses… De ton premier sourire jusqu’à tes premiers pas derrière ton trotteur, de tes premières vocalises jusqu’à tes premiers éclats de rire, tu n’as jamais cessé de m’émerveiller.
Tu as appris à saluer.
Tu as commencé à jaser.
Tu as fait tes premiers « bravos ».
Tu as aussi eu quelques « bobos ».
Tu as appris à jouer.
Tu t’es mis à fouiller.
Tu as commencé à t’affirmer.
Toutes sortes de cris tu as laissé échapper.
Personne ne peut autant égayer mes journées.
Tu sais mettre de la vie dans toute la maisonnée.
À ma coccinelle, ma chatoune, ma poupette, mon petit rayon de soleil, ma belle petite Lauralie d’amour, je souhaite le plus beau premier anniversaire qui soit.
Je t’aime plus que tout au monde.
Ta maman
XXXXXXX

lundi 25 novembre 2013

Mes grands-mamans

En fin de semaine, j’ai commencé à décorer la maison en vue de la période des fêtes. En installant quelques ornements, j’ai pensé à ma grand-mère maternelle (d’ailleurs, c’était son anniversaire le 24 novembre…). Elle adorait décorer elle aussi. Je me rappelle à quel point j’aimais aller chez mes grands-parents lorsque j’étais petite et qu’arrivait Noël. Elle savait rendre cette fête magique. J’aurais tellement aimé que mes enfants la connaissent… Elle est partie beaucoup trop tôt (j’avais seulement 10 ans lorsqu’elle est décédée). Je suis certaine qu’elle aurait aimé leur préparer de petites surprises à eux aussi, qu’elle aurait eu du plaisir à leur raconter toutes sortes d’histoires, à leur cuisiner des petites sucreries. Elle se serait sans doute aussi intéressée à leur cheminement scolaire puisqu’elle a été enseignante. Ma grand-mère n’est plus mais ma mère joue ce rôle à la perfection avec mes enfants. Elle est très présente dans leur vie et mes trois cocos l’adorent. Elle invente des jeux, crée toutes sortes de bricolages spécifiquement pour eux. Elle est patiente, généreuse et attentionnée.
Ma grand-mère paternelle était aussi une femme adorable. Tout le monde l’aimait. C’était « un cœur sur deux pattes » comme le dit l’expression. Elle était toujours prête à rendre service. Son adage : « quand il y en a pour deux, il y en a pour quatre… et plus ». Elle nous faisait beaucoup rire ma sœur et moi. Que d’heures nous avons passées à nous raconter mille et une histoires le soir lorsque nous dormions chez elle! Elle est, elle aussi, partie trop tôt, et ce, même si j’étais une jeune adulte lorsqu’elle est décédée. Elle aurait eu un plaisir fou à s’amuser avec mes enfants, à inventer toutes sortes de jeux pour les faire rire, à leur faire goûter à ses boules de neige au caramel. Mon père lui ressemble tellement. Mes filles et mon fils peuvent donc la connaître à travers lui. Il a un grand cœur, il ne veut jamais faire de peine à personne et trouve toujours le moyen de faire plaisir aux petits.
Mes enfants n’auront pas eu la chance de connaître leurs arrière-grands-mères, mais ils ont l’immense bonheur d’avoir un grand-père et une grand-mère en or tout comme je l’ai eu d’avoir deux grands-mamans merveilleuses.
Quelle place occupaient vos grands-mères dans votre cœur? Les grands-parents de vos enfants sont-ils très présents dans leur vie?
M-J

dimanche 3 novembre 2013

Mon amie Sylvie

3 novembre. C'est une date dont je me souviens très bien. C'était la fête de mon amie Sylvie. Je dis c'était car elle est malheureusement décédée il y a 10 ans. J'étais à la veille d'accoucher de ma première fille. C'est d'ailleurs en souvenir d'elle que j'ai inscrit son prénom sur le baptistaire de mon aînée. J'ai beaucoup pensé à elle aujourd'hui. À notre première rencontre, à tout ce qu'elle m'a appris. De collègue de travail, elle est devenue une très bonne amie au fil des ans. C'était une femme courageuse, qui savourait chaque seconde de sa vie. Elle s'émerveillait devant mille et une petites choses du quotidien.

Aujourd'hui, je réussis à prendre davantage de temps pour apprécier les beautés qui nous entourent et je crois que c'est en grande partie grâce à elle. Les gens qui ont frôlé la mort ou qui savent que leurs heures sont comptées profitent de chaque journée comme s'il s'agissait de la dernière. Ils sont forts. Sylvie l'était aussi.

Je pouvais me confier à elle. Elle trouvait les mots pour me rassurer, pour m'encourager. J'aimerais qu'elle soit encore dans ma vie. J'aurais tellement de choses à lui raconter... Où que tu sois aujourd'hui Sylvie, je te souhaite bonne fête et je te remercie d'avoir fait partie de ma vie.